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Réflexion stratégique sur les institutions démocratiques du Québec. Mémoire présenté au comité directeur des États généraux sur la réforme des institutions démocratiques, présidé par M. Claude Béland. Conseil permanent de la jeunesse (27 novembre 20

Lemieux, Georges (2002). Réflexion stratégique sur les institutions démocratiques du Québec. Mémoire présenté au comité directeur des États généraux sur la réforme des institutions démocratiques, présidé par M. Claude Béland. Conseil permanent de la jeunesse (27 novembre 20.

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Résumé

(...) Dans un premier temps, le Conseil souhaite que les États généraux proposent un renouveau démocratique, centré à la fois sur la possibilité qu’auront les citoyens de participer activement aux décisions collectives et sur l’ajustement du système politique et électoral. Cette première vague de réformes devrait être proposée aux Québécois à l’occasion d’un référendum, le plus tôt possible. Le contenu de cette première réforme que souhaite le Conseil viserait d’abord à redonner aux citoyens des moyens concrets pour agir directement sur le cours des événements. Le but des premières mesures proposées dans le mémoire est donc de renforcer la démocratie directe. Pour ce faire, il faut utiliser davantage le référendum comme outil démocratique et permettre aux citoyens d’initier le processus référendaire, tout en respectant certaines balises. Il faut également prendre le virage de la démocratie électronique. Il n’est pas question, pour l’instant, d’instaurer le vote par Internet, mais les nouvelles technologies auront dans l’avenir un rôle démocratique important, probablement comparable à celui que jouent aujourd’hui la presse et les médias électroniques. Les nouvelles technologies de l’information permettent néanmoins d’aller plus loin, en instaurant un réel dialogue entre les citoyens, de même qu’entre ceux-ci et le gouvernement. (...) il faudra s’assurer que chaque citoyen du Québec sache que, peu importe l’âge, le sexe, la position social, l’appartenance à une minorité culturelle ou encore à une nation autochtone, il est possible d’avoir une influence réelle et de jouer un rôle actif au sein des institutions démocratiques québécoises. Cet objectif de taille nécessitera bien sûr beaucoup d’efforts et d’éducation, en plus de réformes dont le Conseil n’a fait que tracer les grandes lignes. Mais l’atteinte d’un tel objectif nécessite peut-être la mise sur pied d’une mission gouvernementale d’observation de la démocratie. Sans nécessairement créer une nouvelle structure, le Directeur général des élections pourrait, par exemple, se voir confier la mission d’étudier plus en détail le fonctionnement de la démocratie au Québec. Le Conseil a été surpris de constater, dans le cadre de ses travaux, qu’il était impossible d’obtenir des données précises sur la participation électorale de différents segments de la population aux élections québécoises. En revanche, Élections Canada fait réaliser lors de chaque élection fédérale une vaste « Étude électorale canadienne » posant une foule de questions auprès d’un large échantillon de la population canadienne. De telles données au niveau québécois permettraient certainement une meilleure connaissance des défis qu’aura à relever la démocratie québécoise au cours des prochaines années.

Type de document: Article
Mots-clés libres: Réflexion stratégique sur les institutions démocratiques du Québec.
Déposé par: Coordonnateur OQL
Date de dépôt: 06 juin 2012 13:26
Dernière modification: 06 juin 2012 13:26
URI: http://bel.uqtr.ca/id/eprint/1388

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